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Lundi 19 mai 2008

Dans la série des sites bien délirants comme je les aiment je vous présente Monkey Suicide, pour l’adresse du site je vous laisse le découvrir en espérant que vous arriverez à résoudre ce Pendu ci-dessous. Je ne prends pas grand risque c’est tout de même facile. C’est très drole, enfin, j’aime ce type de trace sur internet. Bravo aux concepteurs…

 

par Mysterious publié dans : Mes sites préférés
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Samedi 17 mai 2008
par Mysterious publié dans : Insolite
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Vendredi 16 mai 2008

DRACULA X – CHI NO RONDO (RONDO OF BLOOD)

L'histoire se passe en 1792, un siècle après Simon's Quest. Shaft, ambitieux prêtre d'un sombre ordre, désireux d'assouvir sa soif de conquête du monde, ressuscite Dracula afin d'établir un pacte avec lui. Dès son retour, Dracula sait bien que les seuls à pouvoir le gêner dans ses activités, c'est la famille Belmont. Il compte donc prendre l'avantage en envoyant ses troupes ravager le village où vit Richter Belmont, chasseur de vampires en titre, et d'y enlever les femmes, dont Annette, compagne de Richter et sa soeur Maria. A la vue du carnage, Richter, fou de colère, saisit le fouet familial et se précipite vers le chateau du Comte...

Comme d'habitude, sur PC Engine CD, on a droit a une superbe introduction toute animée ce qui ne manque pas d'impressionner, surtout à l'époque. Curiosité, l'action a beau se passer en Vallachie (donc en Roumanie), les voix digitalisées durant l'introduction sont en Allemand. Certes, il y a toujours eu une forte minorité allemande dans ce pays depuis la poussée Teutonique vers l'Est au Moyen-Age, mais tout de même... Tout est sous-titré en japonais, ce qui n'aide guère à la compréhension... On assiste en tout cas au sacrifice d'une jeune femme et à la résurrection de Dracula. On retrouve plusieurs séquences animées durant le jeu qui rappellent pourquoi on bavait autant devant le lecteur de CD-ROM de la petite merveille de chez NEC!

Le jeu apporte bon nombre de nouveautés très appréciables. Ainsi, si vous parvenez à sauver Maria en cours de jeu, vous pourrez alors jouer avec elle plutôt qu'avec Richter (elle utilise un petit oiseau comme arme au lieu du fouet). Par ailleurs, il existe des passages alternatifs et des niveaux accessibles uniquement via des passages secrets. Ces deux éléments, vous l'avez bien compris, augmentent énormément la durée de vie du jeu. Si les armes secondaires de Richter sont les mêmes que dans les autres Castlevania (avec l'ajout d'une nouvelle, la Bible), Maria dispose de ses propres armes secondaires aux effets différents : chaton, dragon... Chaque arme secondaire, pour les deux personnages, vous donne droit à un super pouvoir différent particulièrement dévastateur et visuellement impressionnant. Cela se fait en revanche au prix de 15 coeurs. On les gardera donc pour les affrontements contre les boss, qui sont autrement vraiment coriaces. A noter que le temps pour terminer un niveau n'est plus limité.

Mais que vaut le jeu techniquement? Vous aurez déjà pu juger au niveau des scènes cinématiques... Elles sont très belles, avec de jolies voix digitalisées et tout, dans un style très manga. Mais les cinématiques ne font pas un jeu. Au niveau sonore, tout d'abord, il faut bien le dire, c'est la force du jeu. Support CD oblige, les musiques sont d'une qualité exceptionnelle, riches et rythmées, elles sont probablement les plus belles de la série tous supports 8 bits et 16 bits confondus. Les bruitages sont également de très bonne facture. Les graphismes font honneur à la machine : on est plus près d'une 16 bits comme la Megadrive que d'une 8 bits et le jeu a pris un look manga somme toute très réussi. Les décors colorés et détaillés, conservent l'ambiance sombre de la série. Les sprites sont bien dessinés et certains sont vraiment énormes. Pour autant, l'animation reste un modèle de fluidité et la jouabilité, comme souvent sur la NEC, ne souffre d'aucun défaut. Le jeu est cependant très difficile, et c'est peut être là sa faiblesse : certains ennemis se déplacent de façon assez difficile à cerner dans un premier temps alors que d'autre ont une portée supérieure à la votre, aussi vaut-il mieux ne pas la jouer trop bourrin. Par ailleurs, certains pièges s'actionnent en marchant sur certains éléments du décors heureusement visibles mais pas toujours faciles à contourner. Les boss, plutôt coriaces, s'effondreront cependant rapidement devant la puissance des attaques spéciales de votre arme secondaire. Evidemment, l'option de sauvegarde des émulateurs raccourcit considérablement la durée de vie du jeu mais le rende aussi beaucoup plus accessible. Si vous décidez de ne pas utiliser cette option, sachez que Dracula X sauvegarde le dernier niveau auquel vous avez pu accéder.

Pour finir, ce Castlevania, parmi les plus méconnus de tous, est aussi le meilleur de tous ceux traités dans ce dossier. Je ne jugerais pas par rapport aux épisodes plus récents (dont se chargera Darkfaltz dans la seconde partie) car j'y ai peu ou pas joué. Mais Dracula X est vraiment un jeu exceptionnel que tout amateur de la série se doit de posséder.

CASTLEVANIA CHRONICLE

Le X68000 est une machine hautement méconnue en France, et pour cause, elle ne fut distribuée qu'au Japon. Pas étonnant donc que cet épisode soit totalement inconnu puisque même des sites consacrés à Castlevania n'en traitent pas... Le scénario reprend apparemment celui du premier Castlevania.

J'ignore si ce jeu est un remake du premier épisode ou un épisode totalement à part. Si le premier niveau est quasiment identique à Castlevania sur NES, il n'en est absolument pas de même pour les suivants : ils n'ont en effet rien à voir malgré des références manifestes. Ils sont en tout cas encore une fois très bien construits et bien souvent ne manquent pas d'originalité. Des péripéties du héros trimbalé sur un radeau chamboulé par le choc avec des blocs de pierre à l'agression de bulles d'eau émanant d'une fontaine, ce Castlevania réserve son lot de surprise. Le jeu se joue exactement comme son référant. Le héros, armé d'un fouet et d'armes secondaires, ces dernières nécessitant toujours des coeurs pour être utilisées, affronte au cours de chaque niveau des monstres qui sont en général bien connu des joueurs ayant déjà expérimenté la série : gorgones, squelettes, chauves-souris... seront vos compagnons habituels.

Il est bien difficile de juger ce jeu techniquement, vu que je connais peu cette machine. Néanmoins, les graphismes sont agréables, proches du niveau de la Super NES. Les sprites sont de belle taille et bien détaillés et certains décors sont absolument magnifiques. La plupart des musiques ont été ré-échantillonnées et laissent à penser que ces machines avaient de bonnes qualités sonores car la plupart sont très réussies et offrent une très bonne qualité acoustique pour cette époque. Le personnage répond parfaitement aux commandes qui sont les mêmes que sur NES.

par Mysterious publié dans : Retrogaming communauté : Rétrogaming
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Jeudi 15 mai 2008

CASTLEVANIA 2 – BELMONT’S REVENGE

 

1591. Près de 15 ans ont passé depuis que Christopher Belmont a vaincu Dracula. Son fils Soleiyu est presque un adulte et le temps est venu qu'il prenne la suite de son père. Nous sommes donc à la veille de la cérémonie de transmission du fouet familial et l'esprit est à la fête. Et pourtant, personne ne s'attend à une intervention de Dracula, surtout pas Christopher qui l'a vu tomber de sa main. Et c'est pourtant ce qui arrive. Bien que fortement affaibli, Dracula est toujours "vivant" et voit cet événement comme une occasion de prendre le devant en envoyant ses laquets enlever Soleiyu. En plus d'affaiblir considérablement les Belmont et de peut-être pouvoir ainsi éteindre la lignée, il espère surtout pouvoir se servir de la force du sang de cette famille pour se régénérer et regagner toute sa puissance, voir de rallier Soleiyu à sa cause. Il a déjà pu élever quatre chateaux remplis de ses troupes! Christopher est donc contraint de reprendre du service afin de sauver son fils.

Belmont's Revenge est un jeu beaucoup plus riche que Castlevania Adventure, qui, il faut bien le dire, était un peu raté. Au début du jeu, vous avez le choix de commencer par le chateau que vous voulez. Il n'y a donc aucun ordre à respecter mais il faudra simplement tous les finir avant d'avoir accès à la suite du jeu. Les niveaux, assez vastes, sont généralement orientés autour d'une thématique spécifique. Le jeu regagne beaucoup des éléments perdus dans le premier épisode. Ainsi les armes secondaires sont de retour et s'utilisent exactement comme dans les autres épisodes de la saga, ce qui fait bien plaisir! Par ailleurs, il est désormais possible d'utiliser le fouet alors qu'on est agrippé à une corde, un manque assez gênant auparavant. Mais Castlevania 2 a su conserver les bons éléments du premier. La dernière upgrade du fouet permet toujours de lancer une boule de feu et on ne perd plus systématiquement une upgrade lors d'une blessure. Par ailleurs, les pièges du décor, notamment les parois mobiles, ont été conservées et enrichis. C'est désormais un élément clef du jeu.

Techniquement aussi, le jeu est bien meilleur que son prédécesseur. L'animation, un peu plus rapide, rend le jeu beaucoup plus dynamique. Les graphismes ont gagné en finesse et en richesse. Sans être à tomber par terre, ils sont assez beaux. Quand aux musiques, elles sont aussi agréables que possible. La jouabilité a gagné en précision et la gestion des collisions est désormais parfaite. Heureusement car le jeu est nettement plus difficile que Castlevania Adventure! Mais la sauvegarde par mot de passe est présente, ce qui facilité un peu les choses.

Belmont's Revenge est autrement plus convaincant que le premier épisode de la série sur la petite portable. Bien que n'arrivant pas encore au niveau des jeux sur consoles au niveau gameplay, Konami a réussi à rattraper le coup et on peut dire que cet épisode est un bon jeu!

SUPER CASTLEVANIA 4

 

Ce Castlevania est assez particulier dans le sens où il n'a pas été présenté partout de la même manière. Je m'explique. Si aux Etats-Unis et en Europe Castlevania 4 a été présenté comme un épisode à part, dans lequel Simon reprend du service quelques années après les événements de Simon's Quest, il n'en est pas de même au Japon, où Konami l'a présenté ni plus ni moins que comme un remake du premier Castlevania de la NES (d'où les deux appellations différentes). Difficile de se faire une idée. D'un côté, les niveaux de Super Castlevania sont totalement différents du premier opus, de l'autre, les clins d'oeil sont vraiment nombreux (mais n'apparaissent pas dans l'ordre du 1)... Mais finalement, cela n'a que peu d'intérêt.

Toujours est-il que le jeu est très proche du premier épisode dans son déroulement, c'est-à-dire comme un classique jeu de plates-formes. On retrouve les mêmes armes secondaires, les mêmes bonus, le même type de monstres (forcément) et votre arme principale est toujours votre fidèle fouet. Fouet qui s'est d'ailleurs enrichi de nouvelles possibilités. Il est en effet possible de le lancer dans les 8 directions, et par là même de dégommer les bestioles ailées se trimbalant au dessus de votre tête en se croyant à l'abri parce qu'elles n'ont pas compris qu'on est plus sur NES, là! A cela, s'ajoute également la possibilité de laisser le fouet pendre mollement devant vous en laissant le bouton de tir appuyé. Il ne s'agit pas de jouer au bilboquet mais bien de l'utiliser comme bouclier, ce qui est extrêmement efficace contre les tirs ennemis, voir contre des créatures faibles comme les chauves-souris. Enfin, cerise sur le gâteau, il est possible de s'en servir comme d'un grappin en s'accrochant à des anneaux accrochés aux murs et ainsi de franchir des distances considérables en se balançant au dessus du vide.

 

En tout cas, ces nouveaux éléments sont très loin de faire gadget : Konami a réussit le tour de force de particulièrement bien les intégrer au jeu et la maîtrise du fouet est désormais une obligation absolue pour espérer franchir les obstacles vous séparant de Dracula!

Malgré le fait que Castlevania 4 soit un des premiers jeux de la Super-NES, il n'en est pas moins très réussi techniquement, tant au niveau visuel que sonore. Les graphismes sont en effet très réussis même si certains décors du début du jeu sont parfois gâchés par des couleurs pour le moins criardes... Mais bizarrement, plus on progresse dans le jeu, plus le jeu s'améliore graphiquement, ce qui finalement ne fait qu'ajouter à l'intérêt du jeu. Certains décors sont d'une esthétique rare et les sprites sont finement dessinés. Au niveau sonore, c'est également du tout bon puisque les effets sonores sont variés et les musiques sont globalement très bonnes. Certaines sont même franchement superbes et méritent une mention spéciale. Le Mode 7 est intensivement utilisé et souvent de manière très originale! En vérité, Castlevania 4 prouve que le Mode 7 peut apporter autre chose qu'une simple amélioration esthétique... Ainsi, à un moment, vous êtres suspendu dans le vide à un anneau alors que tout le décor autour de vous pivote... Pour y avoir joué au moment de la sortie du jeu, je peux vous dire que c'était TRES impressionnant... Plus de 10 ans après, l'effet est toujours une grande réussite. On sent cependant que le Mode 7 est une nouveauté à l'époque pour les développeurs, car il arrivait souvent sur la console que des ralentissements apparaissent, peu génant sur la console Européenne, mais nettement plus sur les modèles NTSC!

En bref, Castlevania 4 est absolument exceptionnel et j'ai beau chercher, je ne lui trouve pas de réels défauts... Pour moi le meilleur épisode de la série avec la version NEC, il est un pilier du jeu de plates-formes.

par Mysterious publié dans : Retrogaming communauté : Rétrogaming
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Mercredi 14 mai 2008
par Mysterious publié dans : Beijing 2008
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Mardi 13 mai 2008

CASTLEVANIA ADVENTURES                                                            

Le moins que l'on puisse dire, c'est que tout le monde attendait que Konami nous ponde un Castlevania sur la petite portable de Nintendo!

Vous incarnez cette fois-ci Christopher Belmont, le grand-père de Simon, qui d'après la tradition séculaire des Belmont doit, en cette année de 1576, aller botter le derrière de ce très bruyant voisin qu'est Dracula. C'est que la loi sur le tapage nocturne n'existait pas à l'époque!

Ce volet de Castlevania est on ne peut plus classique. Comme d'habitude, c'est votre fouet qui vous permettra d'abattre vos ennemis. Celui-ci pourra être upgradé trois fois, la dernière vous permettant de lancer des boules de feu. Cela compense un peu la disparition des pourtant classiques armes secondaires, qui décidément manquent beaucoup. D'autant qu'à chaque coup reçu, vous perdez un upgrade de fouet... On se retrouve donc avec une seule arme, ce qui est vraiment peu. Les niveaux sont assez sympathiques mais sans plus. Si le premier et le deuxième sont un peu plats, les choses s'arrangent un peu par la suite. Une mention pour les dangers intrinsèques aux décors, finalement plus intéressants que les monstres eux-mêmes qui manquent un poil de variété. Mais en même temps, on est aux débuts de la Gameboy, donc il ne faut pas trop être exigeant. Le jeu est assez difficile mais aussi assez court, c'est donc un challenge honorable.

Les graphismes sont honnêtes. Les sprites sont assez bien dessinés mais on regrette les décors plutôt vides. L'animation, un peu lente, ne fait qu'accentuer l'impression de vide des décors et rend le jeu un peu soporifique durant les premiers niveaux. Le gameplay en souffre un peu, d'autant que la jouabilité n'est pas impeccable. Il arrive en effet qu'on ait l'impression que le personnage ne réponde pas à un ordre donné. C'est certes peu fréquent mais c'est terriblement frustrant car c'est évidemment toujours au pire moment que cela vous arrive! ;) Les musiques, pour leur part, sont de bonnes factures.

Castlevania Adventure déçoit un peu. Certes, on ne peut pas trop attendre d'une Gameboy mais il est évident que Konami s'est un peu raté sur le coup. Un jeu moyen, pas vraiment mauvais, simplement commun, sans véritable âme... Ce qui signifie médiocre pour un Castlevania!

CASTLEVANIA 3 – DRACULA’S CURSE

Retour dans le temps, dans tous les sens du terme, pour ce troisième opus de la saga qui n'a désormais plus à faire ses preuves! Retour dans le temps au niveau du scénario puisque le jeu se déroule cette fois ci au mileu du XV°s. Soit près de 200 ans avant la première aventure de Simon et juste après la mort de Vlad Tepes (voir annexe). Vous incarnez ici Trevor, dernier descendant de la famille Belmont, en exil depuis que Sonya Belmont, un siècle auparavant, ait vaincu pour la première fois Dracula. Le vampire est de retour et a levé une armée de créatures ténébreuses semant la terreur dans toute la Vallachie. Il est donc du devoir de Trevor, en tant que Belmont, de reprendre le flambeau et surtout le fouet dans la lutte contre le mal. Tâche d'autant plus difficile pour lui qu'il est historiquement dans la famille le premier homme à devoir se charger du sale boulot.

Castlevania 3 est aussi un retour dans le temps au niveau du déroulement du jeu puisqu'il fait table rase de tous les éléments caractérisant Simon's Quest. Voilà de nouveau les niveaux linéaires se succédant et le système d'armes secondaires (identiques au premier) nécessitant l'utilisation de coeurs... Alors, c'est la même chose que Castlevania? Pas vraiment parce que vous aurez souvent le choix entre plusieurs chemins dans votre aventure, menant à des niveaux différents.

Par ailleurs, vous aurez l'occasion de rencontrer trois personnages qui se joindront à vous et vous pourrez passer de l'un à l'autre en appuyant sur <Select>. Il y a Grant Danasty, Sypha, une chasseuse de vampire qui deviendra la femme de Trevor à l'issue de l'aventure, et enfin le fameux fils de Dracula, Alucard, qui fera de multiples apparitions dans la série. Remarquez qu'Alucard est le nom Dracula écrit à l'envers.

Sorti sur la fin de la NES et assez tardivement chez nous, Castlevania 3 a été assez critiqué pour sa réalisation technique à l'époque, qui était pourtant plutôt à l'avenant. Mais évidemment, on avait déjà pris l'habitude de la Megadrive et de la PC Engine. Le jeu est aussi apparu au final comme une régression, venant après un Simon's Quest qui avait tant apporté. Pourtant Castlevania 3 est un bon jeu, le plus difficile aussi sur cette console, et a été assez sous estimé à l'époque.

par Mysterious publié dans : Retrogaming communauté : Rétrogaming
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Lundi 12 mai 2008

CASTLEVANIA 2 – SIMON’S QUEST

Le temps passe et avec la mort du Comte, on aurait pu s'attendre à ce que la paix s'installe enfin dans les campagnes de Transylvanie. Et pourtant le mal rôde toujours : il n'est pas bon de sortir une fois que les rayons du soleil ont disparu car les créatures de l'ombre règnent sur la nuit. Quand à Simon, il est resté affaibli de son aventure dans Castlevania : les blessures qu'il a reçu lors de l'affrontement avec Dracula ne cicatrisent pas et le minent petit à petit. Il est certain qu'elles finiront par lui être fatal. C'est que Dracula avait pensé à tout, même à une éventuelle défaite dans un combat singulier face à un Belmont : il les a déjà affronté par le passé et a toujours été vaincu! Ce qu'il n'a pu obtenir par la puissance, il espère donc l'obtenir par la magie noire et avant de s'effondrer sous la morsure du fouet, il a eu le temps de maudire le héros ainsi que sa descendance. Dracula sait qu'il aura l'occasion de revenir une fois régénéré et la malédiction n'a pour but que de faire s'éteindre la seule famille qui puisse lui tenir tête. Cela, vous l'apprenez une nuit, alors qu'une femme vous apparait dans votre sommeil et vous apprend comment défaire la malédiction. Pour cela, il vous faut ressusciter Dracula en récupérant cinq parties de sa dépouille (une côte, son coeur, son oeil, son ongle et son anneau) et les brûler dans son chateau. Là, un nouvel affrontement sera nécessaire face au prince du mal.

Par rapport au premier épisode, le jeu a gagné un côté aventure on ne peut plus appréciable. Ainsi, il n'est plus question de niveaux linéaires s'enchaînant les uns après les autres : vous évoluez librement dans un monde vaste parsemé de villes dans lesquelles vous pourrez acheter votre équipement et glaner de précieux renseignements, notamment sur la localisation des chateaux où sont entreposés les morceaux du corps de Dracula. Ainsi, les coeurs ne servent plus simplement à utiliser des armes secondaires, mais également à les acheter ainsi que de nouveaux fouets plus puissants (jusqu'au jouissif fouet de flammes), ou encore les pieux nécessaires pour briser l'orbe magique enveloppant chacunes des reliques de Dracula.

Un écran d'inventaire est désormais disponible et vous remarquerez en y entrant avec la touche <Start> que l'expérience est également gérée. Ainsi, une fois que vous avez accumulé suffisamment de points d'expérience, vous gagnez un nouveau niveau à la manière des RPG. Cela joue essentiellement sur votre nombre de points de vie. Autre chose agréable, la gestion du jour et de la nuit, qui n'est pas un simple effet esthétique puisque les monstres rodant dans la campagne sont plus résistants dans l'obscurité. Il est étrange cependant que cela ne concerne pas les donjons.

Les donjons, d'ailleurs, sont des labyrinthes assez complexes avec des passages de plates-formes parfois assez coriaces. Vous devrez d'abord y trouver un marchand pour acheter un pieu, puis récupérer la partie du cadavre de Dracula qui s'y trouve. Ils sont en général intéressants et de belle taille. Mais c'est dans ces donjons qu'on trouve le côté le plus frustrant du jeu : ces fichus trous invisibles dans le sol qui vous font tomber et ainsi faire des détours vraiment très longs. Heureusement, on prend vite l'habitude de lancer des fioles d'eau bénite un peu partout pour localiser ces failles et sauter par dessus pour pouvoir progresser.

Techniquement, il n'y a rien redire, Simon's Quest est réussi. Les graphismes sont beaux, notamment les décors en extérieur, et les musiques, si elles ne sont pas aussi inoubliables que dans Castlevania, sont néanmoins très agréables. La durée de vie est nettement plus conséquente que le précédent épisode et le côté aventure est parfaitement adapté au jeu.

Que dire sinon que Castlevania 2 est le meilleur épisode de la série sur NES? Un peu à part, il n'en est pas moins indispensable!

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Dimanche 11 mai 2008
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Samedi 10 mai 2008
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Vendredi 9 mai 2008

HAUNTED CASTLE

Haunted Castle, unique épisode de la série sur arcade, est comme Vampire Killer sur MSX un jeu qui va poser les bases de Castlevania. L'introduction présente le scénario, des plus basiques : vous assistez à l'enlèvement de la femme de Simon Belmont par Dracula. Forcément, il faut dès lors apprendre à l'outrecuidant Comte que le droit de cuissage, c'est bon pour les films au cinéma... Et pour cela, rien de tel qu'un bon fouet de cuir!

On retrouve dans ce jeu la plupart des éléments qui caractériseront la série : bien que vous auriez l'occasion d'utiliser d'autres armes comme un fléau ou une épée, votre arme de base est déjà le fouet. On retrouve également les armes secondaires, moins nombreuses que dans Castlevania mais cette fois-ci, pas de bougies à abattre. Les (rares) bonus vous seront désormais accordés à la mort de certains adversaires. La plupart de ces créatures apparaitront dans les épisodes suivants : zombis, corbeaux, squelettes, hommes-poissons... Même les boss sont familiers : le premier n'est autre que Méduse, et déjà c'est du costaud... Car si les Castlevania sont généralement d'un niveau de difficulté assez relevé, Haunted Castle est tout bonnement le plus difficile de tous... Bien des pièges sont tout bonnement indécelables avant de tomber dedans et dès le troisième niveau, on commence à être submergé par les monstres... Sans compter que vous ne disposez que d'une seule vie et seulement de 3 crédits... Vous pouvez rajouter autant de pièce que vous voudrez, une fois ces crédits épuisés, vous retomberez au premier niveau... A cela s'ajoute une jouabilité un peu approximative, les déplacements manquant un peu de souplesse, notamment en ce qui concerne la montée et la descente des escaliers... Le jeu est en général à l'image des combats contre les boss, c'est-à-dire très frustrant... Et c'est peut-être ce qui a fait que cette version est si peu connue.

Pourtant, les graphismes sont assez jolis. Sans être le plus beau jeu de l'époque, les sprites sont assez grands et les décors relativement riches (par contre, le début du second niveau est tout bonnement hideux!). L'ambiance sonore n'est pas trop mal non plus, avec des musiques déjà assez accrocheuses (certains thèmes seront réutilisés dans les épisodes suivants) et les bruitages sont convaincants... Mais vraiment, le jeu est tellement frustrant qu'on en perd la plus grande partie du plaisir. Cette version ne vaut donc à mon avis qu'un coup d'oeil de la part des collectionneurs, qui seront curieux de voir les origines de Castlevania, mais en soit, le jeu n'en vaut pas franchement la peine...

CASTLEVANIA

L'action se passe en 1691, en Transylvanie, alors que le vampire Dracula s'est de nouveau élevé de sa tombe pour terroriser la province. Vous incarnez Simon Belmont, membre d'une illustre famille de chasseurs de vampires ayant déjà eu affaires avec le vampire. Le but du jeu est donc des plus simples : vous pénétrez dans le chateau du Comte Dracula afin de l'expédier en Enfer. Comme on peut le voir, le scénario est strictement le même que pour Vampire Killer sur MSX.

Votre arme principale est votre fidèle fouet, qu'un bonus vous permet d'upgrader deux fois. Ce fouet, véritable symbole de la série, sera dans tous les épisodes votre arme de prédilection (sauf éventuellement dans les versions Megadrive et NEC). Mais outre celui-ci, vous pourrez utiliser des armes secondaires, en appuyant simultanément sur HAUT et le bouton de tir au prix d'un coeur par utilisation (sauf la montre qui en consomme cinq). Les coeurs, comme tous les autres bonus, vous les trouverez principalement en frappant des bougies accrochées aux murs qui parsèment le château. On voit donc que Konami a choisi de ne pas conserver le système de Vampire Killer, dans lequel les armes étaient finalement peu utiles car trop peu accessibles. Le système de Castlevania est en tout cas autrement plus convaincant.

Malgré son âge, le premier opus de Castlevania reste très ludique : le bestiaire est extrêmement varié, composé de créatures folkloriques et les niveaux, bien construits offrent en outre le luxe d'être très variés, tant au niveau des décors que des difficultés. Encore une différence par rapport à Vampire Killer due à l'abandon du côté recherche, ces derniers sont désormais linéaires, selon un scrolling horizontal. Les bonus sont également nombreux et beaucoup sont bien cachés! Si le jeu est pour l'époque loin d'être facile, ses qualités intrinsèques le rendent néanmoins stimulant et on n'a jamais la frustrante impression que le jeu est impossible, sauf en ce qui concerne le combat contre le boss de l'avant-dernier niveau, la Mort elle même, d'une difficulté vraiment redoutable et certainement le moment le plus difficile du jeu. Mais après tout, n'est il pas normal qu'une fois la Mort vaincue, plus rien puisse vous effrayer?

Techniquement, il est indéniable que la NES est bien exploitée. Les graphismes sont riches et l'animation est à la fois bien décomposée et rapide. Ajoutez à cela une maniabilité précise et vous obtenez le hit que l'on sait! D'autant que les musiques sont vraiment excellentes!

Castlevania pose donc de façon éclatante la forme définitive de la série et a été un succès tellement fulgurant sur la console 8 bits de Nintendo que les versions sur les autres plates-formes ont quasiment été oubliées! Pendant bien longtemps, Castlevania a longtemps été identifié à Nintendo d'ailleurs.

Autres versions du Jeu

Castlevania est à ma connaissance le seul jeu de la série ayant été porté sur d'autres plates-formes que celle d'origine. Les voici décrites un peu plus en détails...

Nintendo Famicom Disk System (1986)

Dire que c'est là une version différente de la NES est exagéré puisque le Famicom Disk System n'était autre qu'une NES avec un lecteur de disquette. Il s'avère justement qu'au Japon, le jeu à d'abord été vendu sur disquettes. Les niveaux et la réalisation technique sont strictement identiques à la version cartouche. Les seuls changements notables sont l'écran de titre, la possibilité de nommer son personnage en début de jeu et surtout, la possibilité de sauvegarder

Commodore Amiga (1990)

Cette adaptation tardive, réalisée par Novotrade qui disposait de la licence de Konami était très attendue car la sortie d'une adaptation d'un jeu d'une console japonaise sur un ordinateur occidental était bien plus rare qu'aujourd'hui. Les graphismes sont plus colorés et plus fins que sur NES, mais vu les capacités nettement supérieures de l'ordinateur, encore heureux. Bizarrement, ils ont été beaucoup retravaillés, notamment les sprites qui ont un aspect beaucoup plus "cartoonesque"... C'est très moche, ça fait amateur et ça ne va pas du tout avec le jeu à mon avis. L'animation est hâchée et le gameplay est abominable : on est submergé par les monstres et la gestion des collisions est pitoyable. Les musiques sont par contre meilleures que sur NES et une fonction de sauvegarde a été implémentée mais cela ne résoud pas les gros problèmes de jouabilité... Pour finir sur un autre point positif, la disquette se charge vite, c'est toujours mieux que d'attendre longtemps pour tomber sur une bouse... Je ne vais pas en rajouter plus, la version Amiga de Castlevania est, vous l'avez compris, indigne tant de la machine que du titre et c'est vraiment dommage! 

IBM PC & Compatibles (1990)

Cette version est sortie en même temps que la version Amiga.

Commodore C64 (1990)

Il est surprenant de constater que cette version est largement supérieure à celle de l'Amiga. Bien sûr, tant au niveau sonore que graphique, cette version est inférieure à la NES mais on sent que la machine est bien exploitée. Les graphismes sont colorés et proches de l'original malgré une forte pixellisation qui est habituelle sur cette machine. L'animation est étonnamment fluide et la maniabilité, sans égaler la version Nintendo est franchement bonne. Le jeu reprend exactement l'original, à part quelques détails en moins.

par Mysterious publié dans : Retrogaming communauté : Rétrogaming
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